New York 1983

by Jean GLOB

Rammelzee vs K.Rob, Beat Bop, 1983
Pochette de Jean-Michel Basquiat

Arraché à la vie à l’aube de sa gloire…, broyé par le système…,  pionnier de l’art contemporain…, un artiste en souffrance… bla bla bla…
Nan, j’rigole.
On sait tous qui est Basquiat. On a vu le film de Schnabel, on a lu des articles, des livres. Mais, c’est toujours bon de surfer sur la vague de l’artiste maudit. Sortie le 13 octobre le documentaire, The radiant Child, de Tamra Davis, doit donner un point de vue inédit sur la star! Des images jamais vues!  Traduction; une bonne dose d’intime et de tragi-comédie, et de quoi faire monter le BUZZZZ, comme diraient les médias.

Et pendant ce temps là, au MAM de Paris, c’est le premier jour de l’expo consacrée à Basquiat.
Ca l’aurait bien fait marré, le Basquiat, de voir ses peintures sur les murs d’un grand musée. Surtout lorsque celles-ci côtoient les photos de Larry Clark, autre « désaxé » américain. D’ailleurs, toi le-jeune-de-moins-de-18-ans, fais gaffe! C’est pas le moment de t’égarer dans les couloirs du musée.
Bref, Basquiat n’était pas ce qu’on pouvait appeler un artiste très institutionnel. Plutôt habitué des bas-fonds de New York, à l’époque où des ordures traînaient encore dans la rue et où le tag faisait son beurre dans le métro.
En 1983 Basquiat a produit un des titres de l’artiste Rammelzee, et pas des moindres, le fameux Beat Bop.
En bonus il a même signé la pochette.