L’album du dimanche #4

by Jean GLOB

Leno Lovecraft, EP#1, 2011

A tout juste 19 ans Leno Lovecraft a quitté les terres de sa Nouvelle-Zélande natale pour fouler celles de cette bonne vielle France. Installé à Paris, et signé sur le label Maman Records, la musique de Leno Lovecraft a dépassée les frontières du microcosme de la branchoulliade parisienne pour atteindre mes oreilles fraîches et curieuses. Et ça, ça tombe à pique. La musique du jeune néo-zélandais à quelque chose de très estivale, comme le tube de ton été qui s’éterniserait en automne, puis en hiver, puis au printemps. Bon, c’est vrai, en ce moment c’est pas vraiment chaleur-soleil-bikini-et-diabolo-grenadine, mais le maxi de Leno est un remède de choix contre cette grisaille poisseuse et humide. Une invitation à la fête, à la danse, aux barbecues et aux apéritifs sur la plage cheveux au vent. Un peu cliché tu dis ? Oui, c’est là tout l’intérêt d’une musique qui sait jouer avec les clichés et les kitcheries des sons 80′s, une référence et un détournement efficace. Et c’est ça qu’est bon.
C’est à déguster comme le meilleur des smoothies glacés, c’est à dire sans modération. Au moins, jusqu’à l’écoeurement voire l’indigestion.