Requiem pour un rêve

by Jean GLOB

Marvin Gaye & Pink Floyd, Requiem For A Dream, 1981

Est-ce la fin ou le début d’un rêve. Le fantasme d’une rencontre avortée entre l’américain Marvin Gaye et les anglais du groupe Pink Floyd. Est-ce possible ? La légende voudrait que oui.

Quand le mythe rencontre la fiction, tout devient réel. Apparu il y’a quelques mois sur le net, l’album Requiem For A Dream en est le résultat, celui de la rencontre improbable entre la voix langoureuse de Marvin Gaye et la musique expérimentale des Pink Floyd.
1981, Marvin Gaye vit en Belgique. Invité lors d’un concert des Pink Floyd, Gaye monte sur scène et entame son Let’s Get It On. Leur première collaboration aurait eu lieu là, sur cette scène londonienne. Ils renouvellent l’expérience en studio, les paroles et la voix de Marvin Gaye sur la musique des Pink Floyd. Problème de droits, faute de temps, la collaboration s’arrête là. Les morceaux restent dans des cartons, pourrissants dans le fond d’une cave d’un obscure label.
2011, trente ans plus tard, un homme ressort les morceaux du placard et les balancent sur le net, le tout empaqueté dans une belle et incroyable histoire, pochette comprise. Voilà pour la légende. Crédible ? A l’écoute dudit album, le doute est de bon ton et l’on penche dans la balance, côté mash-up. De toute façon, c’est pas l’essentiel. Certains aiment y croire, d’autres moins. Perso, j’men fous. Parce que, tout ça, bon sang, ça colle. Et plutôt bien. Le mélange prend vie, l’alliage prend forme, donnant vie à un album aux compositions étranges et envoûtantes, révélant un peu plus la part sombre, tragique et innovante du songwriter américain. Et, finalement, ce n’est pas ce que Gaye voulait en claquant la porte de chez Motown ? Retrouver un son, une originalité, une modernité, chercher la profondeur en se délestant de cette image lisse de lover sirupeux pour midinettes en mal d’amour.

J’aime croire que Marvin Gaye et les Pink Floyd ont eu pour projet fou de revisiter quelques uns de leurs morceaux. J’aime croire que deux univers opposés ont pu se rencontrer. J’aime croire à une telle preuve de curiosité et d’ouverture d’esprit. J’aime me laisser bercer par cette possibilité.
Et, même si je doute qu’une telle collaboration n’ai, très certainement, jamais eu lieu, j’aime le fait que quelqu’un, derrière son ordinateur, ai eu l’idée un jour de cette histoire, de cette machination et de toute cette mise en scène, qu’il ai eu autant le soucis du détail et de la qualité. Alors, oui j’aime y croire et j’aime l’écouter.

Ecoute, téléchargement et histoire ici : DOWNLOAD

Marvin Gaye & Pink Floyd  »Stubborn Kinda Fellow » 1981

Marvin Gaye & Pink Floyd, Stubborn Kinda Fellow, 1981