Tout Concorde

by Jean GLOB

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Si la patience est une vertue, en faire preuve peut parfois s’avérer chose ardue.
Et quand il s’agit d’attendre la sortie du nouvel EP de Candy Clash, euh non, pardon, du premier EP de Concorde (nous y reviendrons), on ronge son frein!
Pour autant, nous sommes récompensés bien au delà de nos espérances, puisque non content de nous régaler avec un EP (et les trois versions qu’il contient) produit par Blackjoy, Concorde nous balance un clip halluciné qui fait du bien par où ça passe.
C’est léger mais c’est du lourd!
Et ça sent bon le tube en puissance.

Candy Boy n’est pas l’histoire d’un petit bonhomme en sucre, à la guimauve. Si Candy Boy a le pétillant des frites acidulées de notre jeunesse, nos papilles auditives en redemandent.
Le clip, c’est un petit garçon qui, à l’instar de Max dans Max et les Maximonstres de Spike Jones, plonge dans son univers fantasmagorique par le biais de son coffre à jouets. La comparaison s’arrête là.

La jeunesse, il en est question ici. Le souvenir et la magie d’une enfance tant vécue que fantasmée et ses rêves d’évasion. L’innocence, l’insouciance et la candeur d’un univers enfantin, où l’on s’inventait des mondes fabuleux avec trois bouts de ficelle.
Trois bouts de ficelle justement, c’est avec ça, leur foi, l’imagination d’Akroe et KRSN, l’énergie des uns et le savoir-faire des autres, la bonne volonté des copains et une bonne dose de fun que le clip a vu le jour.
Une manière pour Concorde de souligner l’importance de ne pas perdre la fraicheur de son âme d’enfant, de croire en ses rêves et de continuer à s’amuser malgré un âge adulte qui tend à nous formater, nous écraser sous le poids des contraintes et nous faire oublier qu’un jour nous aussi nous avons eu 8 ans, quand tout était peut-être plus facile. Une métaphore qui nous rappelle que tout est encore possible.

Candide Boy?

Pas du tout. Candy Boy marque le passage à l’âge adulte de Candy Clash. Ils s’appellent Concorde désormais, il va falloir t’y faire. Ils étaient trois, ils sont quatre maintenant. Ils ont écumé toutes les salles de Paris (et de France), c’est le monde qui les attend aujourd’hui.

J’aurais pu être en première année de solfège avec eux, aller faire pisser leur chien place du marché ou être DJ à leur mariage mais non, eux et moi nous nous sommes réveillés, il y a quelques années déjà, côte à côte, nus, un matin après une nuit d’orgie, sur un plage de l’océan indien. Alors vous comprenez, ça crée des liens…

Donc vous n’êtes pas obligés de me croire quand je vous dis d’acheter Candy Boy ou d’aller les voir en concert vendredi à la Flèche d’Or.
Mais quand vous aurez entendu ce refrain accrocheur (en anglais refrain = hook = crochet, cqfd), ce riff synthé-guitare entêtant, vous aurez, comme moi, de quoi siffler jusqu’à l’été…

Je me tais, place à Concorde. Qu’en dis-tu, boy?