Go Go Tales

by Jean GLOB


Go Go Tales
, Abel Ferrara, 2007

Paraîtrait qu’Abel Ferrara veut adapter l’affaire DSK au cinéma. Oui, j’l'ai lu l’autre jour sur l’Internet. Et puis, ça a été démenti par Wild Bunch (producteur des films de Ferrara). Le réalisateur, lui, est resté sans voix. Ayant une affection particulière pour ce doux dingue américain, j’me suis excité. Puis, plus trop. Mais, qui mieux que Ferrara pour adapter une histoire de magouille, de politique, de (gros) cul, de pouvoir, d’addiction, de sous…

Alors elle cours, elle cours, la rumeur. Mais jusqu’où ?

Et puis, Abel y a été de sa petite déclaration. Et il réitère le bougre. En effet, il travaille bien sur le projet. Une adaptation très libre inspirée des soucis du plus coquin des politiques français. Ferrara ose. On en attendait pas moins de lui. Pour la distribution; Depardieu en homme traqué et Adjani en femme trompée. Et, tu vas m’dire, la femme de chambre alors ? Bah rien, que nenni. Suspens donc.

Pendant c’temps là, le dernier film de Ferrara, 4 : 44 Last Day on Earth, s’apprête à sortir aux Etats-Unis, et nous, en France, on est resté bloqué à Go Go Tales. Retour 5 ans en arrière donc. Projeté en 2007 à Cannes, le film demeure, jusque là, dans des placards, bloqué pour d’obscurs raisons juridiques. Mais, Alléluia, le long métrage est sortie de l’ombre hier et nous voilà donc plongés dans l’univers des Gogo danseuses dans un strip-club newyorkais.

Et pour le reste ? Patience, patience… Oui oui, je te vois venir toi la mauvaise langue, mais, rassure toi, on aura pas à patienter encore 5 ans pour découvrir, sous un angle Ferrara-iesque, l’affaire DSK. Enfin, j’espère. En attendant, fonce mon gaillard, et réchauffe toi avec les danseuses dénudées du Paradise et cette vision foutraque d’une société du spectacle déchue.

Go Go Tales – Abel Ferrara – 2007

PS : Avis aux défricheurs de musique, aux amateurs de sons, aux dénicheurs de bandes originales introuvables, je cherche avidement la musique qui habille cette scène de déshabillage coquin. Après moult recherche la pépite m’est toujours autant étrangère. Alors je fais appel à toi, oui à toi ô fidèle lecteur de ton Glob favori. Toi, derrière ton écran, seras-tu m’aiguiller, m’aider, me transmettre ton savoir. Aussi, je t’en serais reconnaissant. Éternellement.