Moi résident de la Républogue française…

by Jean GLOB

Voilà tout le problème de la démocratie. C’est les sans-talent qui pensent qu’à leur pomme qui dirigent.

Il y en a un de sans-talent qui n’est pas sans talonnettes : le nain.

« Il était une fois un chevalier nain qui n’avait que cinquante mots à vivre et c’était des mots si ténus que bientôt il n’eut plus que le temps d’enfiler une cote de mailles et sur un noir destrier de vivement chevaucher jusqu’au bois de lumière où il disparut.
A jamais. »

Cinquante mots pour faire ton naintrospection… C’est à la fois peu et trop pour ceux qui n’en peuvent plus de t’entendre.
C’est vrai que tu es très fort : un nainbattable dans ton genre. Pas nainporte qui, non pas un nainconnu : un nain connu ; tu n’es pas tant un nainbécile qu’un nainbu de toi-même. Un nainpoli petit personnage, un nainpardonnable nainpénitent, un nainpatient petit nainpérialiste qui nous mène dans une nainpasse. Tu ne fis pas toujours preuve d’une grande nainpartialité, nain, mais d’une nainpertinence nainsoutenable. Un nainpétueux nainsensible, un nainposteur nainculte, un nainpulsif nainsipide, un nainprovisateur nainsolent, un nainperturbable naincontinent, un naincorrigible naintolérant, un nainpudent naindélicat d’une nainlassable, naindécente nainpudeur, un nainprécateur toujours prêt à soigner ton naincroyable nainpopularité. C’est mon nainpression, mon nainterprétation, naindéniablement…
Un naincomparable naincompétent naincohérent à qui il naincombe de finir dans un naincinérateur pour naincompatibilité d’humeur (c’est un peu naincongru, je l’admets). Nous n’en sortons pas naindemne…
Un naindigne naindividu naindigeste, nainsalubre. Un nainquiétant nainquisiteur naintransigeant nainsupportable naintolérant.
Tu n’es pas un naintellectuel naincompris.
Mais une nainjure, une nainsulte. Un nainsecte.
Tu n’es pas nainvulnérable.

Halte là ! Je pourrais continuer des heures à te nainvéctiver… C’est trop facile.
Or donc, tu peux bien avoir le confort. Tu peux bien avoir le pouvoir. Tu peux bien n’avoir aucun soucis. Tu peux même croire que tu fais partie des élus, avec des liasses de billets. Mais tu sais que c’est un mensonge. Tu le sens. Ta petite voix te murmure : L’argent est vide. Le pouvoir nourrit mes sens, mais pas mon Être. Mais la renommée ?
La renommée te dit : démocratie mon cul ! moi je ne suis pas nainporte quel putain d’enfoiré. Elle te dit : il me faut une postérité.
Mais pour la gloire c’est trop tard.
Ton effet haine qui se cache derrière le Buisson.
Ma France tu ne l’aimes pas et tu la trompes.
Ma France tu l’as salie.

I had a dream la nuit dernière. Laissez-moi vous le conter…

Les dindons s’étaient lancés dans une bataille où pour abattre l’adversaire tous les coups sont permis : ça y allait sans compter. Sauf que les poneys eux, en eurent marre et des bois galopèrent vers un champs découvert, derrière eux laissant aux dindons le soin de se démerder de leurs querelles de famille. Un éléphant faisant trempette se trompait dans la rivière.
J’avais déjà fait quatre cents mètres en direction de la maternelle : elle était fermée sauf que ça je le savais avant même de me mettre en route. Non, tout ce que je voulais, c’était d’encore une fois admirer les panneaux éléctoraux qu’on avait apposés aux murs de l’école du quartier. Bien sûr, je n’ignorais rien de leur contenu et si tout simplement je désirais quand même les relire c’était qu’à ma balade il n’y avait pas d’autre justification possible et que ça, me faire cette promenade nocturne je le voulais et donc me raccrochai à cette excuse tout le temps qu’il me fallut pour traverser les rues endormies.
La virée fut agréable : dans la neige fraîche mes pas à s’enfoncer firent tinter le bruit de riches céréales qui craquent aux petit déjeuner et presque ce fut comme si mon bol de corn flakes s’était mis à chanter.
Aux murs les panneaux montraient la même chose. A savoir la gueule enfarinée des prétendants au titre suprême. « Citoyens de France et avares merci de repasser dimanche faire votre devoir, bien des choses de la part de l’ancien patron et aussi nous resterons fermés jusqu’au 6 mai, date à laquelle les nouveaux propriétaires reprendront l’affaire ; lesdits propriétaires étant d’ailleurs fort impatients de monter sur le trône. »
Je me demandai comment et jusqu’à quel point la nouvelle direction allait transformer notre vie. J’essayai de deviner qui ils pouvaient bien être à ainsi vouloir présider à notre destinée en voulant tant et tant et à n’importe quel prix assumer ces ingrates réponsabilités. Entreprise voué à l’échec et à la vindicte populaire mais ça ce sera pour plus tard…
En savoir plus long sur leurs projets, si à tout le moins ils en avaient, et enfin les voir, cela ne m’arriverait que dans quelques jours. Pour l’instant rien n’avait changé et il n’y avait là, âme qui vive.
Tout petit mystère cependant, les nouveaux patrons allaient m’occuper plusieurs jours encore : cela me donnerait un sujet auquel refléchir pendant les longues soirées d’hiver.
C’est alors que les dindons se mirent à se battre dans le bois de l’autre côté de la route, que les poneys soudain du même bois sortirent en galopant vers un champ et qu’après avoir fait demi-tour, je rentrai chez moi l’oreille fort attentive aux bruits de petit déjeuner aux céréales qui montaient de mes pas…

J’étais une souris verte, qui fumait de l’herbe.
On m’attrape par les cheveux, on me montre à Hortefeux.
Claude Géant me vise, il tire dans le mille,
Je me prends une balle dans le dos, Gaino pisse sur mon cadavre tout chaud.
Arrive le p’tit Sarko qui comme d’hab fait son show.
Allongé sur le trottoir j’ai vraiment perdu espoir.
Je me suis bien fait carotte
Par ces trois petites crottes.

Bon : sauf qu’allongé sur le sol j’ai enfin découvert pourquoi cet ignoble a été mis au monde. Je devais, voyez-vous, retrouver quelqu’un plus tard à l’autre bout de la ville. A ceci près que je n’ai pas de montre. Et que lui, bien sûr, il en a une si grosse et tellement qu’elle brille que de l’endroit où je me trouvais j’ai donc eu tout le loisir de surveiller l’heure afin de ne pas louper mon rendez-vous.
Je le savais bien que ce fils de pute devait être bon à quelque chose, qu’il devait bien y avoir une raison d’être à sa vie : cette nuit-là, je l’avais enfin trouvée.

Homme, femme, enfant, père, mère, soeur, frère, orphelin, vieillard, marron, beige, gris, beau, petit, grande, maigre, moche, gros, pauvre, riche, je te vois.
Chômeur, rentier, rmiste, aristo, étudiant, en galère, bourgeoise, retraité, divorcée, immigré de souche, français d’ailleurs, étranger, de province, banlieusard, touriste, parisien, je te vois
Puceau, partouzeur, chroniqueur, artiste, dentiste, touriste, facteur, docteur, secrétaire, standardiste, arriviste, journaliste, trapéziste, assistante sociale, directeur général, flics, boulimique, voyou, homme de goût, je te vois.
Paysan, dans la finance, artisan, cheminot, coiffeur, acteur, concierge, chanteur, bonimenteur, camionneur, entrepreneur, intermittent, assureur, clochard, je te vois.
Boulanger, tapissier, libraire, écrivain, éditeur, ingénieur, lecteur, indépendant, esclave, consommateur, prisonnier, libre-penseur, à côté de la plaque, dans le droit chemin, je te vois.
Handicapé, valide, crevard, au bout du rouleau, heureux, suicidaire, malade, en bonne santé, au travail, en privé, branleur plein de projets, dépressif, innocent, courageux, inutile et perdu, optimiste, qui souffre, passionné, qui s’en fout, je te vois.
De droite, de gauche, de l’extrême centre ou loin du milieu, je te vois.
Bon ou mauvais, entre les deux et ni l’un ni l’autre, je te vois, je t’entends.
Ce que tu manges, ce que tu lis, que tu écoutes, que tu regardes, je le vois, je l’entends.
Ce que tu penses t’appartient ; défends-le avec force car c’est tout ce qu’il te reste à la fin.

D’aucune race, d’aucune classe, d’aucune religion mais de toutes.
Jean Glob, je suis nous tous.
Universel.

 

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Sûrement que l’ami Molette ne détient pas la clé mais face au petit bricoleur complètement marteau qui ne vaut pas un clou c’est vite vu.