Jazz & Patrie

by Jean GLOB

Coucou, c’est moi qui revient.

Pendant tout ce temps le chômeur qui sommeillait en moi n’a pas chômé. J’ai eu la grippe, deux fois. En deux semaines. Oui, c’est possible. Et puis y’a eu les fêtes aussi. J’ai mangé beaucoup de galettes. Alors, aussi, j’ai pas eu le temps de m’occuper de mon Globbeur.

Mais, comme j’ai passé beaucoup de temps dans mon lit, je me suis remis à jour niveau série. Je me suis donc attelé (entres autres) à la saison 2 de Homeland. Une série mi figue mi raisin, qui m’enthousiasme, me passionne aussi bien qu’elle m’exaspère, m’ennui, me fait rire. Oui Carrie me fait beaucoup rire lorsqu’elle chouine, ce qui arrive souvent, si souvent qu’un Tumblr est dédié aux faciès grimaçants de la belle pleurnicheuse. Brody parle un peu trop du nez, sa fille est absolument exaspérante, le monde, selon Homeland, est un peu trop manichéen et, le final s’est révélé, pour moi, un bijoux du ridicule et de l’absurde. Oui ça fait beaucoup de mais… mais ce qui me fait (aussi) apprécier cette série c’est le choix des musiques. Il est assez rare et, finalement, assez audacieux, d’occuper l’espace musical d’une série par un genre que l’on pense élitiste et difficile d’accès; le jazz. Et pas n’importe lequel, celui de l’age d’or lorsque, sur la côte est et ouest, le jazz raisonnait dans les caves des clubs les plus avant gardistes, quand tous les grands (ou presque) étaient encore là et que la drogue n’avait pas encore sonné le glas d’une période bénie.
Le jazz, dans Homeland, n’arrive pas par hasard. C’est Carrie qui l’impose. Et, bien souvent, lorsque Carrie déraille, lorsqu’elle se perd dans les méandres des ses angoisses paranoïaques, son premier refuge c’est la musique, un jazz qui l’apaise le temps d’un instant, un jazz qui symbolise son esprit torturé et ses prises de liberté.

Bien plus qu’une simple ritournelle illustrative, le jazz occupe une place importante dans Homeland et y instaure une atmosphère indéniable. Tant et si bien qu’un graphiste américain,Ty Mattson, s’est amusé a traduire en 12 pochettes vinyles, dans un style Blue Note des 50′s/60′s, l’esprit de la série. C’est beau. C’est bien fait. On s’y croirait.

Ha oui, et pour finir, ceux qui sont, comme moi, amateurs de jazz (pas forcément de cette série, l’un fonctionnant parfaitement sans l’autre) il existe une sorte de B.O. qui rassemble les morceaux entendus dans Homeland et dont certains sont assez rares. J’aurai bien mis le player soundcloud afin de faciliter l’écoute mais j’y arrive pas. C’est ça de rester 15 jours dans son lit, on a le cerveau tout ramollit. M’enfin, ne soyons pas flemmard, il te suffit de cliquer et d’écouter (y’a même le tracklist). C’est LA.