Just not another GLOB

Le Pamplemousse.

Le remède de tous mes maux,
La solution de tous mes soucis,
L’alternative de tous mes matins gris
c’est LE PAMPLEMOUSSE, pardi.
Encore et pour toujours.
A la vie à la mort, le pamplemousse et moi c’est pour la vie.
For Ever Mi Amor.

Ma devise, mon conseil, ma rengaine, mon lifestyle consulting quoi,
5 (voire 6) PAMPLEMOUSSE.
Par jour.

T’es fatigué ?
Le Pamplemousse.
T’as un petit creux ? Un coup de mou ?
Le Pamplemousse
Tu fais un régime ? T’en as marre des graisses (saturées) des sucres (blancs) ?
Le Pamplemousse
Un rhume, une angine, une claustrophobie-arachnophile-agoraphobique-existentialiste ? Une rhino-laryngo-otitale fulgurante ?
Le Pamplemousse. Et ça va (un peu) mieux.
T’as le zizi mou ? Une libido boudeuse ?  Un désir en carence ? T’es limite asexué ?
Le Pamplemousse. Et plaisir is back !
Tu perds tes poils ? Un début de calvitie ?
Le Pamplemousse.
T’as des problèmes de peau ? De l’acné adu-juvénile ? T’as la couperose ? T’es tout rouge ? Tu bronzes pas? T’es tout blanc ?
Le Pamplemousse
T’as de la cellulite dans les mollets ? Des chevilles comme des poteaux ? Tu fais de la rétention d’eau ? T’es flasques ? T’as les seins qui tombent ?
Le Pamplemousse.
T’as une haleine fétide ? Tu sens des pieds ? Une sudation excessive  ?
Le Pamplemousse
Des flatulences ? Un ventre tout ballonné ? T’es constipé ?
Le Pamplemousse
T’es toujours en retards et t’as jamais d’excuses ?
Le Pamplemousse. Encore et toujours.
T’as toujours froid ? T’as les pieds gelés ? Même en été ?
Le Pamplemousse.
Tu sais pas quoi cuisiner ? T’as pas d’inspiration ? Un frigo toujours vide ?
Pamplemousse en sauce, en gelé, en glace, en gratin, en salade,en jus, en purée, chaud, cru, cuit, salé, sucré, sauté, poché, poivré, rôti, à la vapeur et au beurre salé.
T’es déprimé ? Stressé ? Angoissé ? Agité ? Anxieux ? Malheureux ? Tu vois tout en noir ? T’as plus d’espoir ?
Le Pamplemousse.
T’as une mégère comme femme de compagnie ?
Le Pamplemousse. Elle dormira mieux.
T’as un poltron malotru qui pue, qui rotes, qui pètes, qui gueules, qui râles, qui sais rien faire de ses deux mains (et de ses 10 doigts) et qu’es ignare ? (mais quelle idée aussi)
Un Pamplemousse ? Que Nenni, ce serai du gâchis.

Voilà, c’était ma recommandation du jour
A bon entendeur
Salut.
JG

Moi résident de la Républogue française…

Voilà tout le problème de la démocratie. C’est les sans-talent qui pensent qu’à leur pomme qui dirigent.

Il y en a un de sans-talent qui n’est pas sans talonnettes : le nain.

« Il était une fois un chevalier nain qui n’avait que cinquante mots à vivre et c’était des mots si ténus que bientôt il n’eut plus que le temps d’enfiler une cote de mailles et sur un noir destrier de vivement chevaucher jusqu’au bois de lumière où il disparut.
A jamais. »

Cinquante mots pour faire ton naintrospection… C’est à la fois peu et trop pour ceux qui n’en peuvent plus de t’entendre.
C’est vrai que tu es très fort : un nainbattable dans ton genre. Pas nainporte qui, non pas un nainconnu : un nain connu ; tu n’es pas tant un nainbécile qu’un nainbu de toi-même. Un nainpoli petit personnage, un nainpardonnable nainpénitent, un nainpatient petit nainpérialiste qui nous mène dans une nainpasse. Tu ne fis pas toujours preuve d’une grande nainpartialité, nain, mais d’une nainpertinence nainsoutenable. Un nainpétueux nainsensible, un nainposteur nainculte, un nainpulsif nainsipide, un nainprovisateur nainsolent, un nainperturbable naincontinent, un naincorrigible naintolérant, un nainpudent naindélicat d’une nainlassable, naindécente nainpudeur, un nainprécateur toujours prêt à soigner ton naincroyable nainpopularité. C’est mon nainpression, mon nainterprétation, naindéniablement…
Un naincomparable naincompétent naincohérent à qui il naincombe de finir dans un naincinérateur pour naincompatibilité d’humeur (c’est un peu naincongru, je l’admets). Nous n’en sortons pas naindemne…
Un naindigne naindividu naindigeste, nainsalubre. Un nainquiétant nainquisiteur naintransigeant nainsupportable naintolérant.
Tu n’es pas un naintellectuel naincompris.
Mais une nainjure, une nainsulte. Un nainsecte.
Tu n’es pas nainvulnérable.

Halte là ! Je pourrais continuer des heures à te nainvéctiver… C’est trop facile.
Or donc, tu peux bien avoir le confort. Tu peux bien avoir le pouvoir. Tu peux bien n’avoir aucun soucis. Tu peux même croire que tu fais partie des élus, avec des liasses de billets. Mais tu sais que c’est un mensonge. Tu le sens. Ta petite voix te murmure : L’argent est vide. Le pouvoir nourrit mes sens, mais pas mon Être. Mais la renommée ?
La renommée te dit : démocratie mon cul ! moi je ne suis pas nainporte quel putain d’enfoiré. Elle te dit : il me faut une postérité.
Mais pour la gloire c’est trop tard.
Ton effet haine qui se cache derrière le Buisson.
Ma France tu ne l’aimes pas et tu la trompes.
Ma France tu l’as salie.

I had a dream la nuit dernière. Laissez-moi vous le conter…

Les dindons s’étaient lancés dans une bataille où pour abattre l’adversaire tous les coups sont permis : ça y allait sans compter. Sauf que les poneys eux, en eurent marre et des bois galopèrent vers un champs découvert, derrière eux laissant aux dindons le soin de se démerder de leurs querelles de famille. Un éléphant faisant trempette se trompait dans la rivière.
J’avais déjà fait quatre cents mètres en direction de la maternelle : elle était fermée sauf que ça je le savais avant même de me mettre en route. Non, tout ce que je voulais, c’était d’encore une fois admirer les panneaux éléctoraux qu’on avait apposés aux murs de l’école du quartier. Bien sûr, je n’ignorais rien de leur contenu et si tout simplement je désirais quand même les relire c’était qu’à ma balade il n’y avait pas d’autre justification possible et que ça, me faire cette promenade nocturne je le voulais et donc me raccrochai à cette excuse tout le temps qu’il me fallut pour traverser les rues endormies.
La virée fut agréable : dans la neige fraîche mes pas à s’enfoncer firent tinter le bruit de riches céréales qui craquent aux petit déjeuner et presque ce fut comme si mon bol de corn flakes s’était mis à chanter.
Aux murs les panneaux montraient la même chose. A savoir la gueule enfarinée des prétendants au titre suprême. « Citoyens de France et avares merci de repasser dimanche faire votre devoir, bien des choses de la part de l’ancien patron et aussi nous resterons fermés jusqu’au 6 mai, date à laquelle les nouveaux propriétaires reprendront l’affaire ; lesdits propriétaires étant d’ailleurs fort impatients de monter sur le trône. »
Je me demandai comment et jusqu’à quel point la nouvelle direction allait transformer notre vie. J’essayai de deviner qui ils pouvaient bien être à ainsi vouloir présider à notre destinée en voulant tant et tant et à n’importe quel prix assumer ces ingrates réponsabilités. Entreprise voué à l’échec et à la vindicte populaire mais ça ce sera pour plus tard…
En savoir plus long sur leurs projets, si à tout le moins ils en avaient, et enfin les voir, cela ne m’arriverait que dans quelques jours. Pour l’instant rien n’avait changé et il n’y avait là, âme qui vive.
Tout petit mystère cependant, les nouveaux patrons allaient m’occuper plusieurs jours encore : cela me donnerait un sujet auquel refléchir pendant les longues soirées d’hiver.
C’est alors que les dindons se mirent à se battre dans le bois de l’autre côté de la route, que les poneys soudain du même bois sortirent en galopant vers un champ et qu’après avoir fait demi-tour, je rentrai chez moi l’oreille fort attentive aux bruits de petit déjeuner aux céréales qui montaient de mes pas…

J’étais une souris verte, qui fumait de l’herbe.
On m’attrape par les cheveux, on me montre à Hortefeux.
Claude Géant me vise, il tire dans le mille,
Je me prends une balle dans le dos, Gaino pisse sur mon cadavre tout chaud.
Arrive le p’tit Sarko qui comme d’hab fait son show.
Allongé sur le trottoir j’ai vraiment perdu espoir.
Je me suis bien fait carotte
Par ces trois petites crottes.

Bon : sauf qu’allongé sur le sol j’ai enfin découvert pourquoi cet ignoble a été mis au monde. Je devais, voyez-vous, retrouver quelqu’un plus tard à l’autre bout de la ville. A ceci près que je n’ai pas de montre. Et que lui, bien sûr, il en a une si grosse et tellement qu’elle brille que de l’endroit où je me trouvais j’ai donc eu tout le loisir de surveiller l’heure afin de ne pas louper mon rendez-vous.
Je le savais bien que ce fils de pute devait être bon à quelque chose, qu’il devait bien y avoir une raison d’être à sa vie : cette nuit-là, je l’avais enfin trouvée.

Homme, femme, enfant, père, mère, soeur, frère, orphelin, vieillard, marron, beige, gris, beau, petit, grande, maigre, moche, gros, pauvre, riche, je te vois.
Chômeur, rentier, rmiste, aristo, étudiant, en galère, bourgeoise, retraité, divorcée, immigré de souche, français d’ailleurs, étranger, de province, banlieusard, touriste, parisien, je te vois
Puceau, partouzeur, chroniqueur, artiste, dentiste, touriste, facteur, docteur, secrétaire, standardiste, arriviste, journaliste, trapéziste, assistante sociale, directeur général, flics, boulimique, voyou, homme de goût, je te vois.
Paysan, dans la finance, artisan, cheminot, coiffeur, acteur, concierge, chanteur, bonimenteur, camionneur, entrepreneur, intermittent, assureur, clochard, je te vois.
Boulanger, tapissier, libraire, écrivain, éditeur, ingénieur, lecteur, indépendant, esclave, consommateur, prisonnier, libre-penseur, à côté de la plaque, dans le droit chemin, je te vois.
Handicapé, valide, crevard, au bout du rouleau, heureux, suicidaire, malade, en bonne santé, au travail, en privé, branleur plein de projets, dépressif, innocent, courageux, inutile et perdu, optimiste, qui souffre, passionné, qui s’en fout, je te vois.
De droite, de gauche, de l’extrême centre ou loin du milieu, je te vois.
Bon ou mauvais, entre les deux et ni l’un ni l’autre, je te vois, je t’entends.
Ce que tu manges, ce que tu lis, que tu écoutes, que tu regardes, je le vois, je l’entends.
Ce que tu penses t’appartient ; défends-le avec force car c’est tout ce qu’il te reste à la fin.

D’aucune race, d’aucune classe, d’aucune religion mais de toutes.
Jean Glob, je suis nous tous.
Universel.

 

Votez Jean GLOB.

Sûrement que l’ami Molette ne détient pas la clé mais face au petit bricoleur complètement marteau qui ne vaut pas un clou c’est vite vu.

Bullitt en Helicopter

Bullitt, film culte, course-poursuite, voiture, Steve McQueen
Blablablablabla …

La première, et unique fois, ou j’ai vu Bullitt j’en suis resté coi.
Ni chaud, ni froid.

Il arrive régulièrement que l’on me prenne à parti
« QUOI ??? t’as pas vu truc ? T’as pas ENCORE vu ce film ?? C’est un film culte et tu l’as JAMAIS vu ? Tu CONNAIS pas ? Regarde ce film ça va te plaire c’est SUR. »
Et que fort de tous ces conseils et vives recommandations, je m’empresse d’updater ma culture cinématographique.
Mais, bien souvent, mon enthousiasme virginal retombe aussitôt
Et c’est ainsi que je suis passé à  côté du CULTE Bullitt.
Faut dire aussi que je suis pas trop fan de ces hommes mutiques à la psychologie sombre et compliquée. De ces héros solitaires, blasés et tourmentés, plein de poils sexy et virils. Non, ça c’est pas du tout mon genre.
Et, même la musique de Lalo Schifrin n’y a rien fait.

Inutile de crier au scandale.
Je reconnais certainement mon manque de discernement à ce niveau.

Dernièrement, je me suis fait, en quelque sorte, une petite resucée  Bullittienne (et non je ne parle pas de Drive)
Et j’sais pas pourquoi, j’ai nettement plus accroché.
La maturité, certainement.

Antwon, Helicopter, 2012
Réalisé par Brandon Tauszik

Jean-Marine a dit…

NON

21 avril 2002 / 22 avril 2012

….

What Sadness

« Adieu Tristesse, Bonjour tristesse (…) »
Paul Eluard, A Peine Défiguré, 1932

Oui chers Globeur(e)s,
je suis d’humeur un peu chafouin

Parce que, quelle tristesse les enfants, mais bon sang quelle tristesse !

Etant fort sujet à ces soubresauts climatiques
Ces temps apocalyptiques me rendent tout chagrin.

Mon irritation, exponentiel à la vue du ciel,
m’incite à parler…
Et, les conversations s’engagent facilement, tant je m’agace de cette météo dégueulasse.

Aussi, l’autre jour, alors que je maugréais contre cette persistance du mauvais temps
Une petite vieille s’approche de moi.
(N’ayant plus aucune petites vieilles dans mon entourage, celles-ci m’attendrissent particulièrement et c’est avec plaisir que je m’épanche avec elles sur les petits traquas du quotidien)
Bref, aussitôt, la p’tite vieille me fait part de son désarroi météorologique.
Me parle de son mariage pendant la guerre et de ce jour de 1er mai ou, il faisait si froid, qu’avec son mari, elle était restée près du poêle, les pieds entrelacés sous une couverture.
Puis, elle me prédit que le temps va encore se refroidir et qu’il pleuvra encore des jours durant.

Mais pourquoi, pourquoi tant d’acharnement ?

La p’tite veille, luttant contre le vent, m’explique que tant que sa hanche tire et l’a fait souffrir c’est que le printemps c’est pas pour maintenant.

Arrivé à mon rendez-vous, je fait part de mon désappointement face à ce refroidissement inattendu, de mon impatience printanière et m’empresse de propager la parole divinatoire de la vieillesse.
L’individu assis en face de moi, avec tout l’aplomb de sa jeunesse, me toise du haut de sa vingtaine, me regarde perplexe et répond
Qu’il ne comprend pas cette fixation pluviale (ni pour le troisième âge d’ailleurs)
Mais que c’est normal, après tout, entre vieilles, on doit s’comprendre. (!!!)

De sa chemise légèrement ouverte dépasse une petite toison brunâtre
Quant à moi, j’ai re-mis mon Damart. Pour la quatrième fois cette semaine.

Quelle tristesse, les enfants
Quelle tristesse.

Johnny Polygon, What Sadness, 2011

Au lycée Harmonica

Il est d’étranges moments où, tel un pigeon qui passe, soudaine, enchanteresse, une obsession m’atterrit dans la tête et là, se perche quelques instants dans les branches de mon intelligence ; bonheur inscrit sur la figure, elle me dévisage et puis s’envole au loin – elle reviendra me voir un peu plus tard, brièvement. Jamais elle ne manque de le faire.
En d’autre terme : vive le Lycée Harmonica !
Parce que j’ai ce rêve éveillé d’une école secondaire où tout un chacun joue de l’harmonica : cela va de l’élève au professeur en passant par le proviseur, le concierge, le conseillé d’orientation et le cuisinier dans sa cantine.
Tout le monde a son harmonica et ça n’arrête pas de jouer de l’ouverture à la fermeture de l’établissement. Le lycée Harmonica, c’est une bien joyeuse école où l’on enseigne qu’une seule matière : l’art de jouer de l’harmonica. Où le soir, après les cours, tout un chacun s’en retourne chez soi pour faire ses devoirs d’harmonica.
Le lycée Harmonica n’a pas d’équipe de foot, ni d’équipe de basket, ni d’équipe de pétanque. Il n’a que des équipes d’harmonica qui toujours fièrement relèvent les défis et jamais ne les perdent.
Le jour de la rentrée de septembre, au nouveau échoit un harmonica. A la fin de l’année les élèves de terminale ont le droit de se garder le leur parce que leur diplôme de fin d’études, ce n’est rien d’autre qu’un harmonica.
Autour du lycée Harmonica poussent de jolis arbres verts ; de leurs feuilles, de septembre à juin, incessament s’élève une brise harmoniciste, ce qui fait que l’école s’entend à un bon kilomètre à la ronde. On n’y trouve pas de caca de chien.
Il s’agit là, certes, d’un concept éducatif fort différent des autres que seule l’expression « lycée Harmonica » peut décrire.
Les élèves y sont heureux et épanouis, les enseignants sereins et respectés. Tous attendent le lundi avec impatience. Il n’y a pas d’absentéisme. C’est l’harmonie!
Sauf qu’il y a toujours quelqu’un pour jouer du trombone en coulisse.

Vous le verrez si je suis président.

Au lycée Harmonica on apprend la philosophie et les mathématiques harmoniciste, la physique-chimie musicale, l’histoire et la grammaire de l’harmonica et les meilleurs élèves, en récompense, peuvent balancer un freestyle à la radio du lycée : Harmonica.

23.05.2012

Non, ceci n’est pas la date d’une apocalypse prochaine. Ces choses là, je préfère ne pas y penser.

J’ai jamais aimé les prédictions, encore moins les prophéties. Ni les certitudes, finalement. Par contre, si il y a une chose dont je suis sûr, ou quasiment, c’est de mon emploi du temps du 23.05.2012.

Ce sera un mercredi. Il fera beau. Le soleil se lèvera à 05h59 et se couchera à 21h37. Ce sera la Saint Didier. Nous serons le 144eme jour de l’année, la 21eme semaine. Ce sera le premier croissant lunaire. Les enfants n’iront pas à l’école. Chez moi, il restera quelques brins de muguets pourrissants lentement dans un vase, sur la table. On aura un nouveau président et l’été sera proche.

Nanni Morretti président du 65ème festival de Cannes entamera son 7eme jour de festival. Ce mercredi là, il assistera à la projection de Cosmopolis, le dernier né de David Cronenberg. La montée des marches sera annoncée comme un évènement. Des filles transpireront sous le soleil cannois en attendant leurs idoles. Et, soudain, la croisette résonnera des cris de pucelles hystériques. Robert Patinson, premier rôle du film, sera attendu.

Enfin pour moi, comme pour toi, l’important n’est pas là.

J’ai toujours eu un (gros) faible pour les films du canadien. Un attachement si particulier que Cronenberg est un des seuls réalisateurs pour lequel je paye encore ma séance de cinéma.  Je ne vais pas me lancer ici dans un éloge du cinéma cronenbergien ou dans une réflexion sur la mutation des chairs en place depuis Shivers ou dans une analyse rébarbative des films du canadien mais, sache-le, Cronenberg est pour moi synonyme de grande qualité cinématographique et j’avoue ici, à la face de l’internet mondial, que la bande annonce de Cosmopolis m’a fait l’effet d’une petite bombe. Et, bon sang, ça faisait longtemps. Alors, oui je m’enthousiasme d’un rien, oui j’ai eu des frissons, oui je trépigne d’impatience, oui je jubile, oui j’ai hâte et oui je serais même prêt à m’asseoir au milieu d’un rang à côté d’inconnus pour voir ce film sur grand écran, oui oui oui oui.

Car, après un petit détour chez Freud et tous ses petits copains, qui m’avait laissé un petit goût de frustration (le jeu de Keira Knightley étant pour beaucoup dans mon désappointement face à A dangerous Method) Cronenberg semble faire un retour à ses vieux fondamentaux et livre une bande annonce qui laisse penser à Crash, Naked Lunch, VidéodromeExitenz, Dead Ringer, The Fly…

Encore une fois le réalisateur a fait appel à des acteurs français (Mathieu Almaric et Juliette Binoche) et, lucky nous, la Cotillard ne sera pas de la partie. Déjà qu’elle tourne chez James Gray (pour celui là aussi je paye ma place) elle va pas toujours parasiter de ses yeux globuleux toutes les bonnes productions.

David Cronenberg, Cosmopolis, 2012

Il y a un autre auteur canadien, enfin plutôt québécois, que j’affectionne et là aussi la bande annonce m’a laissé pantois. Dans un style radicalement différent et d’une autre génération de cinéaste, le tout jeune Xavier Dolan va livrer, lui aussi, son dernier opus courant mai. Et, ce troisième long métrage devrait également figurer dans la sélection officielle du festival. Une première pour ce canadien là qui jusqu’à présent avait été sélectionné à La Quinzaine des Réalisateurs et Un Certain Regard.
Et, là aussi, le Cocorico est de mise puisqu’on retrouve Melvil Poupaud, peu présent (ou boudé) des écrans français et Nathalie Baye, que l’on n’avait pas vu dans un projet aussi enthousiasment depuis … depuis longtemps donc.

Xavier Dolan, Laurence Anyways, 2012

Si le Glob prophétise (!?) et si prédictions il y a, alors disons qu’à défaut d’une palme d’or cannadienne, le festival sera sous le signe du Canada. Ce qui est rare. Et, finalement, pas plus mal.
Parions donc que finalement il pleuvra ce jour là, et que moi, j’irais au cinéma. Peut-être même deux fois.

Sunday Morning Orchestra #21

Vas-y, viens prendre ta dose…
Ca va être un bon dimanche.

Sunday Morning Orchestra #21
(right-click-droit sur le lien…)

Jaifailavaisselle

C’est l’heure d’aller remplir l’un des devoirs conjugaux :

lavaisselle…

J’y vais.

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