Just not another GLOB

Avant j’aimais pas Rihanna. Mais ça, c’était avant.

TM Davy, John, (Teenage Portrait), 2012

Avant j’aimais pas spécialement les mashups non plus.
Oui mais ça c’était avant.


Emil Gonzo – Rihanna vs Jocelyn Brown – Somebody Else’s Rude Boy

Sunday Loving Orchestra #23

100 minutes d'amour dans le libre-service.
Une nouvelle fournée bien toastée.
Fichier à downloader
pour Musique écouter.
Service à volonté.

Sunday Loving Orchestra #23
(click-droit sur le lien pour télécharger)

Tokyo Anamorphic Winter

By Alex Ka
2013

Ps : Pour mémoire Alex Ka, c’est aussi ça

Re-Ps : Et si, comme moi, l’anamorphose ne te parait pas évidente au premier coup d’oeil, et bien sache que c’est l’image qui est anamorphique (plus précisément le format de l’image) dixit l’auteur.
Oui oui anamorphique !
Quésako ? L’anamorphose est un jolie mot savant, pour expliquer une déformation d’image, bien connue de nos chers camarades les cinématographes.

Et re-re-Ps : la très jolie musique est de Kuniaki Haishima, compositeur japonais.

Et, sur ces belles images, on a plus qu’a attendre patiemment (ou plutôt impatiemment) le printemps.
Et, peut-être, aura-t-on aussi une vidéo des cerisiers en fleurs dans les rues de Tokyo …

Jazz & Patrie

Coucou, c’est moi qui revient.

Pendant tout ce temps le chômeur qui sommeillait en moi n’a pas chômé. J’ai eu la grippe, deux fois. En deux semaines. Oui, c’est possible. Et puis y’a eu les fêtes aussi. J’ai mangé beaucoup de galettes. Alors, aussi, j’ai pas eu le temps de m’occuper de mon Globbeur.

Mais, comme j’ai passé beaucoup de temps dans mon lit, je me suis remis à jour niveau série. Je me suis donc attelé (entres autres) à la saison 2 de Homeland. Une série mi figue mi raisin, qui m’enthousiasme, me passionne aussi bien qu’elle m’exaspère, m’ennui, me fait rire. Oui Carrie me fait beaucoup rire lorsqu’elle chouine, ce qui arrive souvent, si souvent qu’un Tumblr est dédié aux faciès grimaçants de la belle pleurnicheuse. Brody parle un peu trop du nez, sa fille est absolument exaspérante, le monde, selon Homeland, est un peu trop manichéen et, le final s’est révélé, pour moi, un bijoux du ridicule et de l’absurde. Oui ça fait beaucoup de mais… mais ce qui me fait (aussi) apprécier cette série c’est le choix des musiques. Il est assez rare et, finalement, assez audacieux, d’occuper l’espace musical d’une série par un genre que l’on pense élitiste et difficile d’accès; le jazz. Et pas n’importe lequel, celui de l’age d’or lorsque, sur la côte est et ouest, le jazz raisonnait dans les caves des clubs les plus avant gardistes, quand tous les grands (ou presque) étaient encore là et que la drogue n’avait pas encore sonné le glas d’une période bénie.
Le jazz, dans Homeland, n’arrive pas par hasard. C’est Carrie qui l’impose. Et, bien souvent, lorsque Carrie déraille, lorsqu’elle se perd dans les méandres des ses angoisses paranoïaques, son premier refuge c’est la musique, un jazz qui l’apaise le temps d’un instant, un jazz qui symbolise son esprit torturé et ses prises de liberté.

Bien plus qu’une simple ritournelle illustrative, le jazz occupe une place importante dans Homeland et y instaure une atmosphère indéniable. Tant et si bien qu’un graphiste américain,Ty Mattson, s’est amusé a traduire en 12 pochettes vinyles, dans un style Blue Note des 50′s/60′s, l’esprit de la série. C’est beau. C’est bien fait. On s’y croirait.

Ha oui, et pour finir, ceux qui sont, comme moi, amateurs de jazz (pas forcément de cette série, l’un fonctionnant parfaitement sans l’autre) il existe une sorte de B.O. qui rassemble les morceaux entendus dans Homeland et dont certains sont assez rares. J’aurai bien mis le player soundcloud afin de faciliter l’écoute mais j’y arrive pas. C’est ça de rester 15 jours dans son lit, on a le cerveau tout ramollit. M’enfin, ne soyons pas flemmard, il te suffit de cliquer et d’écouter (y’a même le tracklist). C’est LA.

Papa Noël

Il est super fâché papa noël aujourd’hui.
L’autre connard d’intérimaire a déconné grave en ne livrant pas tous les cadeaux cette nuit pour mieux les vendre sur ebay demain. C’est vraiment dégueulasse mais papa noël va le châtier comme il se doit.
Donc si t’as pas eu tous les cadeaux que tu avais demandés dans ta lettre, sache que le coupable a été puni.

Soul Khan – Hold On (Official Video)

Florence a dit…

Ridin’, Chillin’ & Flyin’ High #22

Sit back, relax,

Let your Mind flow

and your Conscience be free…

Easy!

Ridin’, Chillin’ & Flyin’ High #22
(right-click on the link to download)

Ligne. De. Fuite.

Il y a quelques jours, alors que j’avais (encore) envie de dépenser (tout) mon pognon, je me suis offert un beau livre traitant de la vie et l’oeuvre du plus britannique des réalisateurs américains, Stanley Kubrick.

Alors, le soir pour m’endormir, je lis.

J’en suis au tout début de sa vie. Il a 16 ans. C’est un jeune photographe de Look explorant les rues du Bronx et s’essayant à d’audacieux courts métrages.
Déjà on perçoit cet attachement pour une esthétique forte et singulière. Un univers qu’il développera au cours de ses treize longs métrages.
Un univers qui m’a subjugué, souvent, laissé perplexe, parfois, mais qui m’a toujours interloqué.
Le personnage même de Kubrick, et les nombreuses rumeurs courants sur sa personnalité, m’a toujours intrigué.
Il faut dire que l’homme aimait joué du mystère et de la discrétion.
Enfin, tout ceci faisant que son travail exerce sur moi une certaine fascination.

Et, l’autre jour, par un heureux hasard, je suis tombé sur cette vidéo.
Un montage méticuleux de scènes tirées de huit films de Kubrick. Une belle articulation visuelle autour du gout prononcé du cinéaste pour une composition symétrique de ses plans. Et toujours et encore, inlassablement cette perspective centrale écrasante.
La récurrence d’une belle ligne de fuite.
Une fuite en avant, tout droit vers le néant, le rien, l’absence, la solitude, la folie, le destin, la perte, la mort, le vide.

Une seule chose me chiffonne.
Pourquoi ce choix de musique de Clint Mansell. (Oui, pourquoi hein ? ) Une musique, tel un parasite, qui fait surgir immédiatement des souvenirs (désagréables pour ma part) d’un autre film, Requiem For A Dream.

Enfin, bref, tout ceci donne follement envie de se (re)plonger dans l’oeuvre du cinéaste.
Oui, parce que la dernière fois que j’ai vu Shinning, c’était dans une chambre de bonne sous les toits, sur une petite télé et avec un magnétoscope.

Kubrick // One-Point Perspective

By Kogonada

« Qu’il mange de la brioche ! »

Un dimanche, un de ces dimanches ensoleillés qui rythment la fin de l’été d’une douce torpeur, un jeune prince, que par soucis d’anonymat on nommera prince J, par un beau matin donc, le prince J s’éveilla habité par une féroce envie de manger du bon pain. Mais du vrai bon pain, celui qui croustille, qui a une mie blanche, aérée et une croûte bien dorée.

A côté de lui, dans son lit, se trouvait une jeune personne du sexe opposé qui se languissait encore dans les bras de Morphée. Les souvenirs de sa nuit revinrent à lui et c’est avec un sourire satisfait qu’il se leva, remit doucement la couette sur le corps alangui de sa conquête, et sortit à pas feutrés. Il fit son pipi du matin et, devant le miroir de sa salle de bain, se dit qu’il était fort, beau et bien gaulé. Il sourit fièrement et décida de préparer le petit déjeuner à sa nouvelle moitié. Ce n’était pas bien compliqué. En bas de chez lui se trouvait certainement la meilleure boulangerie de tout Paris. Ni une ni deux, il enfila son costume de prince et se rendit chez le boulanger.

Le prince J n’étant pas du genre à s’adonner aux péchés de gourmandise, ignora pains au chocolat, croissants au beurre et autres chaussons au pomme et se concentra sur son envie de baguette fraîche, longue et bien moulée. Aussitôt dit, aussitôt servit. Et, avec sa jolie baguette, la boulangère lui offrit un petit torchon. Oui, un de ces petits torchons dans lesquels on entoure le pain pour mieux le conserver. Le prince J était content. Il n’avait pas de petit torchon de ce genre. Plein d’entrain le prince J prit les escaliers et remonta chez lui. Il ouvrit la porte encore essoufflé de sa montée, mit l’eau à chauffer, prépara de grandes tartines beurrées et installa sur un plateau un petit pot de miel et deux grands bols de thé bouillant. Lorsque, doucement, il ouvrit la porte de sa chambre, ce qui le saisit en premier fut l’odeur. L’odeur d’une nuit agitée. Puis, une fois ses yeux habitués à l’obscurité, le prince J fût empli d’effroi. Oui d’effroi ! Un tel effet de surprise qu’il en fit tomber son plateau du petit déjeuner. Dans le lit régnait un grand espace vide. Plus rien, plus personne, aucun habit sur le sol. Rien. Le néant. A peine si il restait une empreinte, une petite trace, sur l’oreiller. Ses draps froissés n’étaient plus que le dernier témoignage de ses ébats passés.

La journée durant le prince J pleura la disparition de sa conquête envolée. Il avait fallu à peine quelques minutes à l’intéressé pour s’échapper en loucedé. Aucun mot, aucun au revoir, rien, même pas un merci. Courroucé, le prince J se sentit utilisé, bafoué, lésé, blessé, mais il n’allait pas se laisser abattre par un tel acte de lèse-majesté. Et surtout, la faim le taraudait plus encore. Le prince se fit un petit sandwich pour combler ses peines et repartir du bon pied. Il lui restait toujours cette bonne baguette bien fraîche. Et son joli torchon. Une fois le sandwich préparé, le prince J déplia son torchon afin d’y ranger son pain. Et c’est alors qu’il lit ceci « Mettre le pain à l’envers empêche les amours« .

Soudain, le ciel s’éclaircit dans le cerveau du prince. « Alléluia, tout s’explique » s’écria t-il. Ce n’est pas lui qui fit fuir sa conquête. Nul besoin de chercher à comprendre, les raisons, les causes, les conséquences. Nul besoin de tout remettre en question. Tout ça, c’était de la faute du pain bien sûr. Et rien que du pain.

Depuis ce fameux jour d’été le prince ne s’amouracha plus de ces rencontres d’un soir, ne prépara plus de petit déjeuner à quiconque, ne partagea plus sa couche avec d’illustre inconnu et n’honora plus personne de sa belle baguette bien fraîche, et bien moulée. Non, car depuis ce jour, le prince J, afin de conjurer la prophétie de la boulangère, s’astreignit à ne manger que de la brioche.

C’est ainsi que, par un beau matin automnal, le prince J a rencontré la princesse G. Et, pour ce qui est du reste et d’une brioche dans un four, ceci est une autre histoire.

FIN.

La Danse Macabre

« Zig et zig et zag, la mort en cadence
Frappant une tombe avec son talon,
La mort à minuit joue un air de danse,
Zig et zig et zag, sur son violon.

Le vent d’hiver souffle, et la nuit est sombre,
Des gémissements sortent des tilleuls ;
Les squelettes blancs vont à travers l’ombre
Courant et sautant sous leurs grands linceuls,

Zig et zig et zag, chacun se trémousse,
On entend claquer les os des danseurs (…) »

Henri Cazalis
1872

Flying Lotus – Until The Quiet Comes — short film by Kahlil Joseph, music from Flying Lotus’ album

Flying Lotus, Until The Quiet Come, 2012
Réalisé par Kahlil Joseph

« La Danse macabre souligne la vanité des distinctions sociales, dont se moquait le destin, fauchant le pape comme le pauvre prêtre, l’empereur comme le lansquenet. » Dixit les Internets.

La danse macabre en 2012 c’est à peu près la même sarabande quand 1875, lorsque Camille Saint-Saëns mis en musique le poème de Cazalis.
150 ans plus tard, c’est au tour de Flying Lotus, lui aussi, à sa façon, de mener sa prose mortuaire.

En prélude à la sortie de son quatrième album, Until The Quiet Come, le bonhomme a imaginé un court métrage mettant en scène trois des ses morceaux.
See Thru To U
Hunger
Getting There

Bien sur je pourrai conclure en déclarant que c’est beau, bien réalisé, jolies images, jolies sonorités et que j’apprécie plus particulièrement la troisième partie, et que je suis sensible à ce type de démarche artistique, et que la danse c’est mon dada et que le son aussi, et que le travail de Flying Lotus me laisse parfois perplexe mais que cette fois ci non et que, cette fois ci donc, je suis même pressé d’écouter l’opus dans son intégralité, et que, et que …
Mais en fait non.
Pour finir j’ai plutôt envie de dire,
« J Dilla Changed My Life »

Sur ce,
Bonne journée.